La SEP et les infections urinaires

Image d'Ilsa, qui vit avec la SEP. Ilse utilise des sondes intermittentes pour gérer ses problèmes de vessie.

Ilse | Vit avec la SEP

‎Sclérose en plaques et infections urinaires

Près d’une personne sur deux atteinte de SEP a souffert d’une infection des voies urinaire (IVU) au cours de l’année écoulée.¹˒²

Si vous présentez des troubles vésicaux, vous pouvez être davantage exposé(e) au risque de développer une infection urinaire.¹˒³

En effet, lorsque la vessie ne se vide pas complètement et que l’urine y stagne pendant une période prolongée, cela crée un environnement propice au développement de bactéries et à l’apparition d’une infection urinaire.⁴˒⁵˒⁶ Chez les personnes vivant avec la SEP, les infections urinaires peuvent être particulièrement problématiques.

Quel risque les IVU représentent-elles pour les personnes atteintes de SEP ?

Les infections urinaires sont fréquentes chez les personnes atteintes de SEP, notamment parce que les troubles vésicaux sont également fréquents dans cette population. Elles peuvent aussi avoir des conséquences plus importantes que chez les personnes non atteintes de SEP, car elles sont susceptibles d’aggraver temporairement certains symptômes de la maladie.¹

Les infections urinaires accompagnées de fièvre (infections urinaires fébriles) peuvent notamment entraîner une aggravation temporaire des symptômes de la SEP.⁷ Toutefois, elles ne sont pas associées à un risque accru de rechute de la maladie.

C’est pourquoi il est important de préserver une bonne santé vésicale et de rester attentif aux éventuels signes de dysfonctionnement vésical dans votre vie quotidienne. Une vessie qui fonctionne bien est en effet moins susceptible de développer une infection urinaire.

Image d'une cruche d'eau. Les infections urinaires chez les personnes atteintes de SEP peuvent souvent être plus graves que chez les personnes qui ne sont pas atteintes de SEP. En effet, d'autres symptômes de la SEP peuvent se manifester

Des infections urinaires fréquentes peuvent être le signe de problèmes vésicaux

Des infections urinaires fréquentes peuvent être le signe d’un trouble du fonctionnement de la vessie.⁸ Cependant, lors des consultations médicales, l’attention est souvent portée sur d’autres symptômes de la SEP. Par manque de temps ou parce que le lien entre les troubles vésicaux et la SEP est parfois méconnu, les symptômes urinaires peuvent ne pas être abordés pendant un certain temps. Il est donc important de parler de toute préoccupation concernant la santé de votre vessie.

Si vous avez eu au moins deux infections urinaires au cours de l’année écoulée, cela peut être le signe d’un problème tel qu’une vessie hyperactive⁸ ou une rétention urinaire.⁸ Dans ce cas, il est important d’en parler à votre médecin ou à votre infirmière. Ceux-ci pourront, si nécessaire, vous orienter vers un urologue spécialisé dans les troubles vésicaux. Cette démarche peut constituer une première étape pour obtenir l’aide dont vous avez besoin.

 

Image d'une boisson glacée. Si vous souffrez fréquemment d'infections urinaires, cela peut être le signe d'un problème de vessie.

Questions fréquentes sur les infections urinaires

Vous avez encore des questions sur les infections urinaires ? Consultez les réponses ci-dessous pour mieux comprendre la santé de votre vessie. 

Pourquoi suis-je plus sujet aux infections urinaires ?
Les personnes atteintes de SEP présentent un risque plus élevé d’infections urinaires.¹ L’une des raisons est la fréquence accrue de certains troubles urinaires, comme la rétention urinaire³, qui se produit lorsque la vessie ne se vide pas complètement après être allé aux toilettes. L’urine qui reste alors dans la vessie favorise le développement de bactéries et augmente le risque d’infection urinaire.⁴˒⁵˒⁶ Comme la rétention urinaire est fréquente chez les personnes atteintes de SEP, elle peut contribuer à expliquer pourquoi les infections urinaires sont plus fréquentes chez elles.
Que puis-je faire pour lutter contre mes infections urinaires ? 
  • Buvez suffisamment d'eau – une bonne hydratation aide à prévenir la déshydratation. Une urine trop concentrée peut favoriser le développement de bactéries et augmenter le risque d’infection urinaire.
  • Pensez à votre santé intestinale – L'incontinence fécale peut augmenter le risque d'infections urinaires. De plus, la constipation peut exercer une pression sur la vessie et perturber son fonctionnement. La vessie peut alors avoir plus de difficultés à se vider complètement, ce qui favorise la stagnation de l’urine et la prolifération des bactéries. Une alimentation équilibrée, riche en légumes et en fibres, contribue à un bon transit intestinal et peut également favoriser la santé de la vessie. Pour en savoir plus sur la santé intestinale et les options de prise en charge, cliquez ici. 
  • Adoptez une bonne hygiène intime – veillez à toujours vous essuyer de l’avant vers l’arrière après être allé(e) aux toilettes. Cela permet d’éviter le transfert de bactéries de la région anale vers l’urètre. 
  • Évitez les sous-vêtements et les vêtements trop serrés en matières synthétiques – privilégiez les sous-vêtements en coton et les tissus respirants. Ils permettent de limiter l’humidité et peuvent contribuer à réduire le risque d’infections urinaires.
     
Le sondage intermittent aide-t-il à prévenir les infections urinaires ?
Le sondage intermittent (SI) est souvent recommandé lorsque la vessie ne se vide pas complètement. Vider régulièrement la vessie à l’aide d’une sonde intermittente et éviter qu’elle ne soit trop pleine peuvent contribuer à réduire le risque d’infections urinaires.
Que dois-je faire si j'ai une infection urinaire ?

Si vous pensez avoir une infection urinaire, vous devez toujours contacter un professionnel de santé. Il pourra analyser votre urine pour déterminer si vous avez une infection et vous conseiller sur le meilleur traitement à suivre.